Rituels de purification, protection & bougie de bannissement

Tout un programme, n’est-ce pas ?

Cette semaine, je me suis retrouvée à bidouiller une bougie rituelle pour une démarche de bannissement et de protection, sentant comme une énergie non souhaitée, près de moi, à la maison. Suite à cela, vous avez été très nombreux à me demander si je pouvais vous en dire plus, vous expliquer comment confectionner cette bougie rituelle et plus largement comme purifier son chez-soi. Le sujet étant aussi intéressant qu’il est vaste, je vais tenter d’être succincte et d’aller à l’essentiel, en nuançant un peu par-ci par là. Juste ce qu’il faut d’informations pour que vous puissiez ensuite orienter vos propres recherches et vous approprier tout cela.

En effet, le but n’est pas non plus de vous dire ce qui doit être fait et que ce soit pris au pied de la lettre. La base de ce rituel, je l’ai apprise, elle m’a été transmise par des personnes, des écrits… mais elle n’est pas figée. J’écris toujours qu’il faut avant tout écouter votre instinct. Si vous avez lu que votre rituel demande une bougie verte mais que votre coeur et votre instinct vous poussent inexorablement vers une bougie violette, alors GO. On se trompe parfois de problème ou de question. Mais au fond de nous, on a la capacité d’introspection et d’auto-écoute qui nous permet d’avancer selon nos besoins réels. Faites vous confiance. Egalement, si vous n’avez pas les moyens ou la possibilité immédiate de vous procurer certains ingrédients ou accessoires : remplacez ou faites l’impasse sur ce qui ne vous semble pas essentiel, car l’ingrédient principal, qui ne s’achète pas, c’est avant tout l’intention que vous mettrez dans votre rituel et vos préparations.


Commençons par une question simple…

On peut en ressentir le besoin pour diverses raisons ou ne jamais en ressentir le besoin. C’est assez subjectif, bien entendu. Voici quelques contextes qui peuvent nécessiter ce type de petit rituel :

  • L’ambiance est pesante, vous vous sentez triste, stressé, anxieux ou tout autre sentiment plombant sur le long terme, qui s’installe l’air de rien, pour causes diverses et identifiées. Le mieux est bien sûr de régler cette cause, mais ce n’est pas toujours faisable ou rapide. Autant, en attendant, faire le ménage autour de vous.
  • Vous avez reçu la visite d’une personne très négative ou toxique et vous souhaitez décharger l’espace qui vous entoure de son énergie.
  • Vous vous sentez oppressé ou déprimé sans réussir à comprendre pourquoi. Il vous arrive de sentir un poids sur vos épaules, de vous sentir observé ou de sentir des variations de température. Une entité diverse ou une âme est peut-être de passage chez vous, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Libre à vous de chercher à la chasser et à vous protéger (NB : si la situation semble échapper à votre contrôle, si vous vous sentez en danger ou très profondément déprimé, faites appel à un médium ou toute autre personne expérimentée et ayant déjà fait ses preuves dans ce type de situation).

Théoriquement, il y a des périodes plus propices que d’autres, car les énergies sont dirigées idéalement. Cependant, en pratique, faites cela quand vous en ressentez vraiment le besoin ou l’envie, tout simplement. La Lune, c’est bien, mais rien ne sait mieux que votre instinct.

Les Nouvelles Lunes ou Lunes Noires sont de bons moments pour purifier et éliminer les énergies négatives ou que vous ressentez comme mauvaises. Le Premier Quartier de Lune est idéal pour tout ce qui est lié à la protection. La Pleine Lune, de manière générale, va donner plus d’intensité à vos rituels et accompagner vos intentions avec plus de force. C’est un bon moment pour mettre en place des barrières et protections. La Lune Gibbeuse décroissante qui arrive juste après la Pleine Lune, et ce jusqu’au Dernier Quartier de Lune, est propice aux rituels de bannissement. Le Dernier Croissant de Lune est propice aux rituels de protection et à la purification.

C’est à prendre comme un soutien, plus que comme un impératif. Dans un même après-midi, j’ai lancé un rituel de purification, un rituel de bannissement et de protection. On était dans la dernière phase de la Lune Gibbeuse Croissante et cela s’est tout de même avéré efficace.

Ma première méthode, qui semble bien banale mais qui fait ses preuves, c’est d’aérer, de tout ouvrir, de créer de grands courants d’air. Ouvrez les rideaux, les volets, laissez entrer la lumière du Soleil ou de la Lune. Reconnectez votre concon au monde extérieur, à la nature et aux éléments.

Je me limite ici à la purification d’un lieu et non des objets ou des gens donc je ne vais pas détailler tout ce qui purifie, comme l’eau, le feu, etc. Je pense parler des objets une prochaine fois, lorsque je vous parlerai de la création d’amulettes et talismans.

Ma préférence, pour purifier, va aux fumigations de sauge.

J’en profite pour faire une petite précision : vous n’êtes pas obligés d’utiliser de la sauge blanche. La sauge officinale (verte) marche très bien aussi. Elle produit simplement une fumée moins épaisse mais pousse plus facilement localement ce qui vous permet d’en cultiver, d’en acheter en local et de ne pas trop faire voyager de sauge blanche depuis la Californie. J’en ai tout de même un bâton qui dure des mois voir des années, mais pour mes préparations, je table sur la sauge que je fais pousser à la maison. Attention cependant à la sauge rouge, autrement appelée Salvia, qui n’a pas les mêmes priorités, qui a des vertus psychotropes et qui sera utilisée plutôt dans le cadre de méditations ou de rituels réservés aux personnes très expérimentées. Quant au Palo Santo, il ne purifie pas et ne rejette pas les énergies négatives, comme beaucoup le pensent, mais il attire le positif. Il est conseillé de purifier son espace avant d’en utiliser, donc. D’ailleurs, la culture du Palo Santo a des répercutions écologiques et humaines assez catastrophiques. Pour ma part, j’ai un bâton qui me dure depuis deux ans. Je ne pense pas en racheter ensuite. Un outil issu de la souffrance et du non respect de la nature risque d’avoir l’effet inverse que celui attendu, même s’il sent très bon…

J’utilise une Coquille d’Ormeau car c’est un coquillage qui a une forte concentration énergétique. De plus, cela permet de réunir les quatre éléments lors de mon rituel : le feu par la fumigation, l’air par la fumée, la terre via les cendres qui se déposent dans la coquille et l’eau représentée par le coquillage. Solution moins onéreuse et toute aussi jolie / efficace ? Une coquille Saint-Jacques. Mais l’une comme l’autre ne sont pas indispensables.

Je commence mon rituel en ouvrant les fenêtres. La fumée doit capter ce qui est mauvais, puis s’échapper (et au passage je ménage mes bronches, parce que la fumée, quelle qu’elle soit, ce n’est pas bon pour la santé). Je commence généralement par le lieu le plus chargé en énergies négatives, celui où j’ai constaté le plus de manifestations. S’il n’y a pas de lieu identifié à ce point, commencez par la pièce où vous passez le plus de temps et / ou où vous recevez le plus de monde.

J’allume mon bâton de sauge (ou mes feuilles de sauge directement disposées dans la coquille) et je me promène dans les moindres recoins de la pièce en concrétisant bien mon intention dans ma tête avec des mots simples ou une phrase simple qui ne peut pas prêter à confusion (ex : “je veux chasser ce qui est mauvais”, “que les énergies négatives s’en aillent”). Vous pouvez prononcer ces intentions à haute voix si vous le souhaitez. A titre personnel je n’ai jamais été à l’aise avec cela, je préfère la visualisation.

Insistez bien sur les miroirs, les fenêtres, les portes : en fait, tout ce qui peut être un passage. Traitez toutes les pièces de la maison sans en oublier une (ouais, même les toilettes) et terminez par les fenêtres et la porte d’entrée, puis terminez par vous-même, comme si vous vous douchiez avec la fumée. Laissez la sauge s’éteindre d’elle-même dans la coquille et aérez une bonne heure.

Certains d’entre-vous n’ont pas de sauge ou ne peuvent pas faire entrer de fumée chez eux pour des raisons de santé. Si vous avez un diffuseur à huiles essentielles ou un humidificateur d’air, n’hésitez pas à y glisser quelques gouttes d’HE de sauge. C’est certes moins traditionnel, mais l’intention est la même. C’est sur cette dernière que vous vous concentrerez. Même avec ce procédé, n’oubliez surtout pas d’aérer. Privilégiez les huiles essentielles bio si possible, afin de ne pas diffuser du pesticide concentré (ce serait dommage).


Une fois que la maison est purifiée, vous pouvez vous arrêter là !

À moins que vous ne ressentiez le besoin de bannir une chose qui semblerait toujours présente ? À moins aussi que vous ne souhaitiez protéger votre maison contre des facteurs extérieurs ?

Il existe de nombreuses méthodes différentes. Je vais m’attarder sur celle de la bougie rituelle.

J’aime préparer des bougies chargées d’intentions et d’énergies diverses, à grand renfort de science des couleurs, numérologie, symbolisme, runes, plantes, litothérapie, éléments organiques…

En général, on privilégie des bougies à la cire entièrement colorée. Cependant, elles coutent bien plus cher, leur composition n’est pas toujours hyper transparente et en période spéciale (confinement, coucou), il devient compliqué de s’équiper. Face à l’envie de préserver sa santé, sa bourse et les livreurs, on fait des choix en son âme et conscience. Pour ma part, j’avais une bougie noire à l’intérieur blanc à la maison qui a très bien fait l’affaire.

Voici comment je l’ai préparée :

  • J’ai commencé par réunir à portée de main tout de dont j’avais besoin, à purifier l’espace autour de moi à la sauge et à fermer un cercle visualisé autour de moi, que j’ai chargé de mes intentions de bannissement envers uniquement ce qui me veut ou me fait du mal, puis de protection.
  • À l’aide de mon couteau rituel (que j’utilise uniquement pour mes rituels et que je purifie, qui n’est pas un athame traditionnel mais un petit couteau très léger et transportable / refermable que j’emporte) j’ai gravé la partie qui fond, de la bougie, avec une rune de bannissement (l’idée étant que cette fonction première s’estompe après que la bougie ait commencé à fondre).
  • Toujours avec mon couteau rituel, j’ai gravé l’extérieur de la bougie avec une rune de protection.
  • J’ai fait infuser une cordelette de coton dans de l’eau de Pleine Lune (eau simplement laissée toute une nuit à la lumière de la Pleine Lune afin de la “charger”) et je l’ai entourée autour de la bougie. J’y ai glissé une plume d’oiseau (trouvée dans la nature et pas sur un oiseau directement, car je révoque tout rituel susceptible de blesser un animal, puis purifiée à la sauge), afin de représenter l’envol, la liberté, la possibilité de s’en aller et de quitter les lieux, au cas où l’entité présente que je cherche à faire partir serait bloquée. Si vous ne trouvez pas de plume, vous pouvez coincer dans la cire les petites aigrettes volatiles d’un pissenlit. C’est assez simple à trouver dans les espaces verts entre mars et juillet.
  • Pendant tout ce temps, je garde bien en tête mes intentions…
  • Sur le haut de la bougie, dans le creux, là où la cire va fondre, j’ai mis de la poudre de coquilles d’oeufs (protection), du gros sel (protection aussi) et de jeunes feuilles fraiches de sauge (purification et protection).

Puis, j’ai fait le vide autour de moi, dans ma tête, et j’ai allumé ma bougie, un thé à la main, en ne faisant rien d’autre que de penser à la protection des lieux, à faire place nette…. en regardant danser la petite flamme. Puis j’ai repris mes activités, en laissant la bougie se consumer un peu.

Certains sont partisans du fait de la laisser brûler entièrement. Ce n’est pas mon cas. Je pense que l’instinct nous dit quand il est temps de l’éteindre.

Il n’est pas obligatoire d’utiliser les runes. Je les apprécie particulièrement et je leur trouve une énergie particulière, de par les origines nordiques Viking de ma famille maternelle. Je les trouve simples à apprivoiser, à retenir et j’aime en cacher un peu partout (sur la buée de mes vitres, gravées sur mes bougies, dessinées par-ci par là).

Je n’ai cependant pas de jeu de runes, mais je ne désespère pas de m’en offrir un très beau, artisanal, en bois gravé.

Il ne faut y avoir recours que si elles vous parlent.

Voici les runes nordiques, aussi appelées runes Futhark :

Vous trouverez très facilement leurs significations en divaguant sur le net !

Si vous n’êtes pas à l’aise avec les runes, usez de symboles qui vous parlent et vous inspirent. J’ai par exemple beaucoup apprécié le développement du concept des Sigils, par Jack Parker, dans son livre Witch Please. Ce sont des symboles que l’on trouve dans certains livres plus ou moins récents ou sur internet, que l’on peut reprendre pour évoquer des idées claires, de façon précise. On peut aussi en créer soi-même pour soi-même. Dans son livre, elle livre quelques méthodes pour s’y exercer. J’ai trouvé cela très intéressant en termes d’appropriation des rituels. Certains sites internet proposent même des générateurs de symboles à partir de mots clés, si vraiment vous manquez d’inspiration, comme elle l’explique.

Je n’ai jamais tenté la création de mes propres Sigils mais je pense m’y essayer lors d’un rituel prochainement, tellement l’approche de Jack Parker m’a parlé !

Comme je vous le disais plus haut, je grave mes bougies à l’aide de mon couteau rituel. Il ne s’agit pas d’un Athame traditionnel, trop gros, trop encombrant… j’ai opté pour un joli couteau fin, léger, pliable, qui m’a tout de suite attirée. Je l’utilise uniquement pour mes rituels et je le purifie. J’avais besoin de moderniser la démarche, pour pouvoir aller faire mes prélèvements discrètement et en toute sécurité, en pleine nature. Sa lame très bien aiguisée me permet de couper très proprement les plantes et de ne prendre que ce dont j’ai besoin, sans abimer.

Et voilà ! Concernant la bougie rituelle de bannissement et de protection, je crois que vous savez l’essentiel ! N’hésitez surtout pas à adapter la démarche, les ingrédients. N’hésitez pas à vous renseigner sur la signification des choses, des plantes, des couleurs…

Cette quête de connaissances vous permettra d’adapter le procéder afin de créer d’autres bougies, à d’autres fins, mais surtout de vous approprier la pratique de la sorcellerie, pour en retirer ce qui compte vraiment.

J’espère que ce nouvel instant magique vous plaira !

Très bonne Pleine Lune à celles et ceux qui le liront le jour-même de son écriture (ce sens du timing…) 🌿🌕

4 commentaires sur “Rituels de purification, protection & bougie de bannissement

  1. Bonsoir, cet article est correct et bien écrit toutefois je tiens à apporter une petite précision sur la pratique des runes et/ou inscription de celles-ci.
    Beaucoup l’ignore mais normalement, il ne faut pas graver une seule ou 4-5 runes, mais TOUTES car sinon, cela aurait l’effet inverse de celui souhaité et pourrait apporter le mauvais oeil. Généralement, on les écrits toutes et entour celles que l’on souhaite, c’est long, oui, mais c’est ainsi, je pense que soit on fait les choses correctement et complètement soit on ne les fait pas du tout.

    En tout cas, c’était bien écrit et expliqué. Bravo à toi car parfois ce n’est pas évident de décrire un procédé. Or mis ça je ne vois rien à redire.

    Bisous.

    1. C’est toujours sympa de savoir qu’un article est correct et bien écrit. Ça me rappelle les commentaires laissés par mes profs sur mes rédactions. Quel plaisir… ahah !
      L’intention n’y est peut-être pas, du moins j’ose le croire, mais je sens beaucoup de condescendance et pas vraiment de bienveillance dans ce commentaire. Je vais le publier et prendre le temps d’y répondre. Cela me semble important, car tu as pris le temps de m’écrire et je t’en remercie.

      Premièrement : il me semble plutôt que les runes simples, c’est-à-dire l’utilisation d’une seule rune à la fois, ont des effets limités. Hormis leurs vertus protectrices, elles ne sont pas capables de jeter des sorts à elles seules et peuvent uniquement protéger ou décupler les effets d’une arme. Cela tombe bien, car c’est exactement l’utilisation qui en est faite ici. Je te laisse te renseigner sur le fait que de nombreux bijoux très anciens, identifiés comme des amulettes de protection, comportant une seule ou des runes isolées, ont été retrouvés. J’ai d’ailleurs eu le plaisir de me pencher sur cela pendant mes études d’Histoire.

      Ensuite, je prône ici l’appropriation, la bienveillance, et la remise en question des règles établies si tant est qu’elles ne nous parlent pas ou nous semble instinctivement non adaptées. Ce n’est pas parce qu’une grande prêtresse a annoncé des règles un jour que je dois les suivre. Je n’obéis qu’à mon instinct et à la nature. Dans le cadre de mes publications, j’ai à coeur d’encourager mes lecteurs à faire de même et à trouver leur propre pratique et à s’approprier les outils même les plus anciens. Cela n’empêche pas le respect de ces mêmes outils.

      Enfin, je reviens sur cette affirmation qui me peine : ” C’est long, oui, mais c’est ainsi, je pense que soit on fait les choses correctement et complètement soit on ne les fait pas du tout.”. C’est ainsi ? Qui a décidé ? Qui l’a décrété ? Je te trouve extrêmement catégorique et ce pan sectaire / très régulé de la sorcellerie est un vrai problème à mes yeux. J’espère avoir mal saisi ta pensée, du coup. Soit on fait les choses correctement et complètement, soit pas du tout ? Pas d’accord. Vraiment pas d’accord. C’est culpabilisant, catégorique et cela laisse peu de place à l’instinct et à la connexion naturelle. Ce n’est pas ma pratique, pas ma philosophie et tu t’en seras surement rendu compte en parcourant mes contenu. Je ne suis pas certaine que tu trouves ton bonheur ici, par conséquent.

      Douce soirée !

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