Parfois, l’invisible nous parle


Il y a quelques jours, j’ai lancé un petit appel sur Twitter et Instagram afin de récolter des témoignages sur des expériences que vous auriez vécu et que vous avez associées à des fantômes, revenants, esprits ou encore entités. Je travaille beaucoup autour de ce sujet dernièrement et j’ai en tête de vous proposer un contenu autour de cela, prochainement (prochainement, c’est un peu comme quand Netflix le dit : ça peut être dans deux mois comme dans un an). Je vous en parlais un peu hier soir dans ce post.

J’ai toujours ressenti des présences ou eu des sensations très particulières, comme si je m’attribuais des sentiments qui n’étaient pas les miens, dans certains lieux. Cela s’est accéléré cet automne, lors de la période sombre. Je ne sais pas si je le dois à la pleine lune de Samhain dont on dit qu’elle révèle des aptitudes mais les choses se sont accélérée. Plus je lis à ce propos et plus je me rends compte que j’ai toujours su un peu instinctivement comment faire : pour me débarrasser d’un intrus par exemple ou pour défaire certaines emprises. Mais je poursuis tout de même mes recherches et lectures, curieuse de découvrir les différentes “écoles” qui s’expriment à ce sujet. Par exemple, même s’il y a des règles établies en termes de purification, au sein de certaines traditions, je m’oriente petit à petit vers les intentions au service des énergies et je confirme au fur et à mesure le fait que les outils, les plantes que l’on fait brûler… sont surtout des vecteurs qui nous permettent de visualiser et de poser nos intentions concrètement. Mais j’y reviendrai dans un autre article après encore quelques lectures. Ce qui m’intéresse en ce moment, ce sont surtout ces manifestations, comment nous les vivons, comment notre cerveau les matérialise et les traduit… Et pour cela, j’ai envie d’étudier concrètement et méthodiquement des témoignages variés, pas forcément effrayant ou spectaculaires.

C’est en ce sens que je vous ai sollicité.e.s dernièrement.

Beaucoup d’entre-vous m’ont envoyé leurs histoires, qui m’ont captivée et qui ont déjà commencé à soulever des questions et des points d’analyse. Et plusieurs d’entre-vous m’ont demandé si moi-même j’avais des choses à raconter. C’est de bonne guerre. Je vous demande de vous livrer. Encore faut-il que j’accepte d’en faire de même. Assez souvent, plus souvent en automne / hiver qu’au retour de la lumière, je signale à mes proches que je sens une présence. Cet automne, j’ai même vu (et l’un de mes chiens aussi l’a vu, me semble-t’il) une silhouette traverser mon couloir pour se diriger vers les chambres, chez moi. Dans ces moments là je ne me sens jamais effrayée. Je suis surtout intriguée. La plupart du temps je passe tout de suite à autre chose.

Mais, cet automne, une expérience m’a davantage marquée et a, je crois, donné le top départ à toutes les autres et à mes recherches…

Alors, non, l’image est trompeuse : l’expérience que je vais vous raconter n’a pas suivi une séance avec une Ouija. On met souvent en garde contre la Ouija. Plus largement, je ne diaboliserai pas l’objet mais nos intentions de communiquer sans être préparé et protéger. N’importe quel outil / objet ou intention utilisée dans le but d’inviter quelqu’un dans une communication peut être l’instrument d’une expérience aux conséquences lourdes. Ce n’est pas le pendule ou la planche Ouija qui seront à blâmer. Pour ma part, lorsque je tente une communication claire, c’est en étant préparée (ancrée, blindée) et protégée (je pourrais développer à l’occasion si cela vous intéresse). Mais pour être honnête, c’est quelque chose que je fais rarement, mes ressentis spontanés me suffisent amplement, pour le moment. Tout cela pour dire que je n’avais rien fait de particulier, avant les événement ci-dessous.

Le mois d’octobre avait été très chargé en manifestations et le mois de novembre avait clairement pris le même chemin. Je pensais que ça se tasserait après la pleine lune du 31 octobre mais les choses se sont plutôt précisée et intensifiée. A cette période là j’avais une santé très fragile et mon médecin spécialiste ne trouvait pas ce que j’avais (ou plutôt me disait que je n’avais rien). J’étais sur le point de laisser tomber et de ne plus tenter d’examens, parce que j’étais un peu usée de m’entendre dire que c’était dans ma tête quand je souffrais autant. Voilà, vous avez le contexte.

Un soir, je suis allée me coucher et j’ai tout de suite senti que l’ambiance dans ma chambre était très lourde. D’ordinaire, mes chiens me rejoignent, se couchent dans leurs paniers et font tout de suite un gros dodo. Là, Oural était très agité, tournait autour de mon lit le poil dressé et en chouinant tandis que Yoda refusait de rester dans son panier et de se coucher. Je le sentais et je le savais : il y avait quelqu’un ou quelque chose avec moi dans la chambre, et ce quelque chose m’effrayait, m’oppressait. Je tremblais et je n’arrivais pas à relativiser et à prendre le dessus sur ma peur alors que d’ordinaire c’est un jeu d’enfant dans ces moments là. J’ai fait en sorte de me calmer, de me coucher, d’éteindre et d’essayer de dormir. Sauf que dès que je fermais les yeux, ce qui était là s’approchait. Je pouvais le sentir et même sentir l’air se refroidir quand c’était tout près. C’était vraiment spécial. Pour moi, sur le coup, c’était quelque chose qui me voulait du mal ou qui voulait se servir de ma peur.

Les choses se sont apaisées autour de 3h30/4h du matin et j’ai pu m’apaiser et dormir. Les chiens aussi se sont calmé. Mais je savais que ce n’était pas “parti” pour autant. C’était juste moins oppressant ou du moins insistant. J’ai beaucoup rêvé. J’avais l’impression de voyager à travers les époques, avec des femmes que je n’avais jamais vu mais qu’il me semblait reconnaitre. J’étais consciente de rêver et j’en parlais avec elles. Nous avons beaucoup parlé : de mes frustrations, de mes connaissances sur les plantes, du partage à travers l’écriture, de mon troisième oeil capricieux et… de ma santé. Quand ce sujet est arrivé, les femmes de mon rêve se son fait elles aussi très oppressantes. L’ambiance est redevenue lourde. Je sentais leur intransigeance sur le sujet. Elles voulaient que je prenne mon état au sérieux et que je consulte à nouveau (dès le lendemain je prenais un rendez-vous qui a en effet était salvateur à peine un mois plus tard).

Les rêves qui ont suivi ma frayeur au moment d’aller me coucher ce soir là ont été tellement marquants et forts de sens que j’ai revu ma copie quelques jours après, sur le fait d’avoir été visité par quelque chose qui me voulait du mal ou qui voulait se nourrir de ma peur. Je me demande aujourd’hui si je n’ai pas très mal interprété les sentiments qui m’étaient communiqué. Je crois que la personne ou la chose qui voulait entre en contact avec moi était frustrée de ne pas se faire comprendre et a usé d’émotions violentes pour attirer mon attention. Elle a peut-être essayé avant avec plus de douceur, sans résultat. Pour le coup, ça a fonctionné, j’étais terrifiée mais à l’écoute. C’est peut-être quelqu’un que j’ai connu, ou l’un de mes ancêtres, qui sait. Ou quelqu’un, quelque chose, de passage qui avait la connaissance, les connexions et l’envie de m’aider. Je sais en tout cas que cette nuit là quelque chose d’important s’est passé. Est-ce que la présence que je ressentais était l’une de ces femmes dont j’ai rêvé (ancêtres ? vies antérieures ?) qui auraient réussi à “passer” ? Je ne suis pas sûre d’avoir la réponse à cette question un jour.

Le lendemain, je n’avais pas encore fait ce travail d’analyse, j’étais encore remuée. J’ai purifié ma chambre ainsi que tout l’appartement en invitant les présences passives et positives à rester. Je ne sentais plus aucune oppression, aucune peur. J’ai d’abord cru que c’était parti. Mais j’ai ensuite eu le sentiment que c’était toujours là, à surveiller avec bienveillance mais intransigeance (si tant est que les deux puissent s’associer). Cela ne m’a pas dérangée. Je n’ai pas vécu d’expérience aussi forte que celle-ci, depuis.

Voilà, c’est assez personnel. Mais j’avais envie de vous livrer ce bout de mon histoire, comme vous m’avez livré les vôtres, avec confiance. Merci à vous.

Un commentaire

  1. Je suis convaincu depuis pas mal de temps que nous avons des anges gardiens. Ils sont là parfois passifs parfois actifs. Ils interviennent avec leurs moyens pour nous faire comprendre les choses importantes.
    Qui que ce soit, cette entité te voulais visiblement du bien.

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